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Ecriture à « polymanos »

Écrire seul mène parfois à l’ennui. Ou encore la lassitude d’être enfermé dans un carcan, celui qui fait qu’on se répète dans le fond comme dans la forme.

A la fin d’une séance cinéma, une file de noms apparaît dans le générique, tant de monde pour créer un film ! Et alors, une œuvre littéraire n’est-elle pas toujours porté que par un nom ?  UN·E écrivain·e qui a la grosse tête parce qu’il  a fait cela tout seul lui ! ( je caricature bien-sûr !).

Comment stimuler l’écriture, pour la rendre un peu plus dynamique ? Comment créer du lien même dans le processus d’écriture ?

Pas de réponse, mais une multitude de possibles à dénicher.

Nous avons une conception de l’auteur parfois un peu trop cloisonnée, et qui a tendance à impressionner.
Mais il fut un temps ou, au Moyen-Age, les écrivains étaient souvent anonymes et leurs œuvres parfois librement réécrites par des copistes, ou des suites, des variantes ou des épisodes ajoutés par d’autres écrivain·e·s.
Des groupes d’écrivain·e·s se sont parfois retrouvés à expérimenter l’écriture comme une pratique collective, des jeux : je pense au cadavre exquis des surréalistes, je pense aussi aux Oulipiens qui accumulent des règles et des systèmes pour inventer des nouvelles choses à l’intérieur, je pense à Shakespeare qui n’a pas toujours écrit tout seul… Et puis tous ces artistes qui créent à travers plusieurs arts.
L’écriture n’est décidément pas « uni-scribe », ou du moins pas nécessairement !

Fanchon et Zoran, nous ont sorti une carte de jeu possible pour écrire et remuer la poussière, pour faire rouler à deux la bille du stylo.
Voir ici leur texte : Pépé Cailloux
Ils nous jettent à la figure une proposition, un possible de pluri-écriture !

L’idée est la suivante : écrire à plusieurs mains !

Et quelle bonne idée à développer, dérouler, démultiplier ici.

Le jeu est le suivant  :

Écrire à tour de rôle une phrase de majuscule à point (cela peut aller du mot, de l’interjection à la phrase complexe) et se laisser porter par le récit .

Pour avoir tenté l’expérience, le mieux est de découvrir à deux de quoi parle votre histoire, et de vous laisser étonné des propositions de/des autre·s.
Surtout ne projeter pas chez l’/les autre·s une histoire (à moins de pratiquer très agilement la télépathie) !

Et pas besoin d’être au même endroit, vous pouvez même travaliler par canapés ou cafés interposés avec des documents collaboratifs internet. Je vous en donne un : Framapad ->  ce logiciel en ligne est gratuit et libre d’accès.

En espérant que l’idée vous séduira, vous pourrez être édités ici pour vos textes à « polymanos » !