Les petits points bleus

   C’est un sonnet écrit par Soizic écris en Irlande (comme quoi une année Erasmus, ça inspire !), et voilà ce qu’elle nous dit en légende :

« Je l’ai écrit après être tombée amoureuse d’un italien que j’ai rencontré en Irlande. Mon envie était de faire partager le rêve qui s’est dessiné dans mon esprit à partir de certains détails de son visage ; comment à travers certaines particularités d’un visage on peut s’évader, imaginer une histoire.
Cela parle aussi d’un feu d’artifice qui a laissé sa marque sur son visage, après l’avoir brûlé. »


Les petits points bleus.

Ces petits points qui se baladent sur son visage
prennent une couleur mystérieuse, azur,
malicieux indices ils murmurent une césure
silencieux ils me racontent son long voyage.

Je dessine une courbe liant ces pois sauvages
Ces traces de poudre noir, de feu d’artifice,
Soufre, Zinc et Charbon dans la nuit resplendissent
Ils me crient un carnage, je figure des nuages.

A travers son regard, je pars, je mets les voiles,
une aurore boréale, j’aperçois l’Idéal.
Il est resté là, yeux fixé, corps immobile,

Ces éclats bleus, ses cicatrices sont son vestige
J’en couds une idylle sans ressentir de vertige.
Mon esprit file entre ces points indélébiles.

Soizic D.


Je vous laisse apprécier ce poème et vous incite à donner votre avis (dans les commentaires) , votre sentiment, Soizic espère avoir des retours.

3 réflexions au sujet de « Les petits points bleus »

  1. Ouah! Je suis toujours admirative des personnes qui arrivent à écrire des alexandrins, créer des césures… Outre une jolie maîtrise du vers, il y a une certaine douceur dans ces cicatrices, une musicalité, un flux tout doux et enveloppant qui traverse ton poème.
    Et, fais attention, on tomberait presque amoureux de ton italien sans même l’avoir vu.

    Bien à toi,

    L.

    1. Chère Lulu,

      un énorme merci pour ton commentaire. Il m’a beaucoup touché. Je suis heureuse que mon sonnet transmette quelque chose, je ne savais pas vraiment comment quelqu’un d’extérieur à cette rencontre pouvait percevoir ce poème. Alors avoir un retour si positif c’est génial !
      Bon par contre je garde mon italien rien que pour moi 😉

      Au plaisir de te lire,

      Soizic

  2. Soizic, je voulais commenter ton poème depuis un moment mais par manque de temps… alors voilà : ce qui me touche le plus dans ton sonnet, c’est la description de ces points sur le visage qui transparaît dans la structure même du avec l’énumération du souffre, zinc… qui laissent à la fois voir les feux dans le ciels et les traces sur le visage. Dans cette description je sens une tension entre le « carnage » qu’évoque ces points et comment tu les vois, et qu’ils te font rêver, voyager ! On dirait presque un blason, tu file tout ton poème sur ce détail et pourtant tu en dis beaucoup plus.
    Ce que j’adore en plus de tout cela c’est que ces vers sont très agréables à lire à voix haute, en particulier le deuxième quatrain et son rythme très varié et loin de la monotonie.
    Je me réjouis de te lire à nouveau ! Et en attendant croque bien la vie dublinoise à pleine dents !

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