Mazurka

   Rien que le nom fait danser la langue dans notre bouche. Trois syllabes bien distinctes, trois temps pour savourer nos pas. La suspension, qui rend heureux les danseurs friands de suspens et de plaisirs. Un, deux… ahah, un petit temps en suspens pour se regarder, jouer le flamand rose, profiter de ce cours répit pour imaginer une suite improvisée sur et avec la musique. Mazurka qui pourtant à réussi à me lasser, et peut-être me rebeller. Mazurka souvent si langoureuse, chamallow, marshmallow, à se souffler des petits mots doux à l’oreille, et ne faire plus qu’un dans une masse de jambes et de bras qui ondulent. Mazurka, je l’avait pour un temps délaissée, plutôt aux couples charmés par ces mélodies d’amour dégoulinant, sérieux dans le jeu de la sensualité.
Mazurka avec qui je viens de me réconcilier, le flamand rose séducteur a muté en un cheval. Mazurka d’équitation tu es devenue ! Avec ton pas sautillant, joueur mêlé à la douceur coulante de la valse dans cette fameuse danse des Flandres que je viens d’apprendre. Mazurka de poney, mazurka cheval, tu m’as donné la clé. A l’excès de chamallow, il suffit d’un saut pétillant, d’une tendre touche d’humour !

   Un, deux… ça pétille, ça frétille, le sourire suspendu aux lèvres. Un, deux, trois, prêt à surprendre. Un, deux… un burlesque clown flamand. Un, deux, trois, métamorphose du mouvement.
Mazurka, prétexte pour un dialogue malicieux…. Un, deux et…

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