Polska

    Cadence, poids, contre-poids.
Du un au trois, tout se fait attendre. Du trois au un il n’y a qu’un pas.
La première fois que j’ai eu affaire à une polska, j’étais un petit œil, tapi dans la foule, petit œil observateur, petit œil enchanté.
Peu de monde dans la salle, juste assez pour voir le mouvement circulaire, sentir l’énergie de la danse. Et ce couple qui me toucha. Les deux danseurs ne tournaient jamais mais restaient dans la promenade en riant. On aurait dit une série de rendez-vous manqués, les deux n’en continuaient pas moins de se promener sur trois temps, discutant, se souriant.  Près d’eux, les danseurs alternaient les tours et les voltes avec la ballade dans le cercle.
Polska : pas de boiteux plein de grâce, de clampin volatile. Et quand la musique nous hérisse de frissons, elle qui est transportée dans le cercle, véhiculée par les corps, c’est comme traverser le miroir des ondes, flotter sur les mélodies, tournoyer sur la balançoire des rythmes…

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