Nul homme n’est une île

Spectacle de danse. Cie Alias. Island.

Chaînon d’hommes et de femmes, de ceux qui nous habitent. Tout ce mouvement en un. Un et un font toujours des multiples. La solitude qui fait miroir. Seul parmi les autres, tous une histoire. Seul, mais plusieurs. Singulier mais multiple. Dans le vide, le grand, le paysage plat, l’horizon à perte de vue, peupler le regard. Se laisser prendre. Se laisser accaparer par les mouvements, le corps et les pensées qui explosent, roulent, tourneboulent, s’étalent en file. Chaîne de moi-même qui se disloque. Bientôt un kaléidoscope de mes yeux, éparpillement des sons. Image des autres. Les autres en moi qui se meuvent, qui fourmillent. Les autres en moi qui m’ouvrent la porte. Porte pour me lier, aller vers, attirer ce beau petit monde extérieur. Chaîne, ligne, brisure, morceaux, détachement, rapprochement.
Seul dans la contemplation.
Paysage de solitude.
Seul, mais jamais seul.
Autres seuls qui se contorsionnent.
Les îlots tourbillonnent, dans leur révolution fusionnent, se détachent, se touchent. Des milliers de cellules.
Ça tourne rond. Ça tourne pas rond. Ça tourne pas seul.

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