Ah bon ? Écrire ça s’apprend ?

Bonjour bande d’oiseaux !

Pour mon retour sur ce blog, je vais aujourd’hui m’appliquer à essayer de vous expliquer (suite inopinée d’infinitifs) ce que j’ai appris pendant cette première année de master en Création littéraire.
Posons le cadre : c’était au Havre, et d’accord parfois il pleut, y’a souvent du vent (si bien que je ne peux plus avancer droit en vélo) mais figurez-vous que j’y ai vu les plus jolis couchers de soleil, tout rosis, à plonger dans l’eau grise de la Manche et narguer les bateaux (c’était un petit aparté pour celles et ceux qui me plaignent d’habiter dans cette ville)
Au Havre donc, j’y suis venue pour ce fameux master de création littéraire, voici le lien pour celles et ceux qui veulent voir de plus prêt (vive l’intersubjectivité) : Là !

Et c’est là où je vais m’appliquer à vous faire du discours rapporté, ouvrez les guillemets :
« mais voyons Elsa, écrire : c’est pas un truc qu’on apprend, ça vient ou ça vient pas » (en festival, au supermarché, en covoiturage, …)
« Écrire, ça se travaille, ça se fait, mais ça ne s’apprend pas, on va pas à l’école pour ça, c’est l’école de la vie » (au téléphone, par message, …)
« Regarde [placer ici le nom d’un-e auteur-e bien connu-e et reconnu-e] : lui/elle n’a pas fait une école pour écrire son CHEF-D’ŒUVRE » (collègues de ma licence en Lettres modernes (zêtes pas tou-te-s à penser ça, vous inquiétez pas)).

J’illustre avec les lieux que j’investis pour écrire. 1 : ma chambre (le bureau en position d’été : face à la fenêtre)

BEN VOYONS !
Alors : écrire est-ce que ça s’apprend ? (ou est-ce que je viens de dire une chose indécente à vous faire crier dans les chaumières).

Au début, je défendais ma thèse (oui, écrire ça s’apprend) par une rhétorique plutôt cynique :
Ah oui, essaie donc d’écrire un roman et si ça coule de source pour toi : et bien tant mieux, bravo, tu n’as pas besoin d’aller dans une école (et pis comme ça, y’a de la place à celles et ceux qui en ont envie). Si tu arrives à apprivoiser ta pratique et tes doutes et que ça te convient comme ça : chouette alors ! Si l’inspiration te tombe dessus comme les ongles te poussent sur les doigts : hibou ! (niveau 0 du jeu de mot).

Mais bon, en fait, ce n’était pas vraiment la bonne façon d’y répondre je crois (on fait ce qu’on peut). Je ne sais pas pourquoi, en France particulièrement, les gen-te-s sont allergiques à cette idée qu’écrire puisse s’apprendre. Peut-être à cause de ces poètes du XIXème siècle, inspirés et illuminés par je-ne-sais-quelle-grâce. Si c’est ça, j’ai pas de bol, parce que moi, cette inspiration ne me vient pas du TOUT. Je dois être un escargot sur l’échelle de l’auteur-e de génie.

Commençons par vous expliquer que le « Creative writting », ça vient des pays anglophones (Grande-Bretagne, États-Unis, …) et qu’en France c’est assez nouveau.
( y en a : à Paris 8
à Cergy-Pontoise (je n’arrive pas à vous copier le lien mais il se trouve facilement sur un moteur de recherche)
à Toulouse
et…. au Havre (tadam ! (voir ci-dessus pour le lien)).
Je pense que les formations en Création littéraire varient d’une école à l’autre, d’un pays à l’autre, et puis à cause de pleins de facteurs compliqués qui s’imbriquent et qui bougent au fil du temps (bienvenue dans la multifactorie littéraire).

Certain-e-s se disent que ce qui est créé dans ces écoles reste très scolaire. Je n’ai pas fait d’études sociologiques sur la production littéraires en master de Création Littéraire alors je ne saurais pas vous dire si cette affirmation est complètement fausse mais je crois que je peux vous dire qu’elle n’est pas complètement vraie.
Pour moi, qui suit d’un perfectionnisme sur-adaptée au milieu scolaire, je me suis prise une bonne claque cette année en voyant que développer mon écriture n’est pas du tout aussi simple que de retracer l’évolution  phonétique d’un mot latin jusqu’au français moderne en passant par le latin vulgaire, l’ancien et le moyen français et le français classique. Et je ne parle pas des notes, mais  plutôt du regard sur nos propres écrits, de travailler, puis de re-traivailler tout ça (et ainsi de suite).

2. Toujours ma chambre, avec le bureau face au canapé (oui vous n’avez pas de problème de vue). Le violoncelle me remplace sur le cliché.

Comme ni la réponse cynique, ni la pseudo-analyse sociologique ne se sont avérés très efficaces pour braver la doxa, je me suis dit que j’allais plutôt vous parler de mon expérience de cette année et de ce qui en ressort pour moi ( comme ça je me fais des auto-feedbacks).

C’EST PARTI !

PLUS ON EST DE FOUS/FOLLES PLUS ON RIT :
J’ai fait du théâtre, je fais de la musique et j’ai toujours déploré le fait que l’écriture c’est solitaire et que c’est très difficile pour moi de me motiver à me mettre devant une table et d’écrire (d’abord j’ai du mal à tenir en place, ensuite je suis toujours sur-perturbée par tous les sons autours de moi, pour finir je suis complètement seule, et tout le monde me dit : « t’as qu’à arrêter d’écrire si ça te met dans cet état ») : alors j’avoue, aller dans une école où j’allais rencontrer des personnes animées par l’envie d’écrire, ça me séduisait.
Écrire reste quand même majoritairement solitaire pour moi, même maintenant.
Mais dans ce master, on écoute les textes des autres, on se donne à voir nos univers.
On apprend à lire avec l’oeil d’un-e écrivant-e, a repérer ce qui nous plaît dans certains bouquins, et à s’en inspirer (perso grâce à ça, je me sens moins seule pour écrire).
On participe à des projets ensemble, du genre : – des radios avec la Radio PiedNu
(ici le lien du site de Piednu : « lieu de diffusion et création de musique nouvelle », géré par un de nos profs Emmanuel Laland, pour celles et ceux qui veulent jeter une oreille)
– des textes lus pour le Muma : musée du Havre
– le travail en workshop qui peut être solitaire ou collectif mais qui nous rapproche quand même et est l’occasion de se réunir dans nos pratiques.
– la création de Fanzines, des recueils de texte…
(en fait : on peut faire autant de projets en communs qu’on a de courage, d’énergie et d’inventivité).
Cette année, j’ai eu une longue période de mollesse. On a pas toujours réussi à prendre soin les un-e-s des autres et comme dans tout groupe il y a plus ou moins d’affinités qui circulent entre chacun-e. Ceci dit, on est quand même lié-e-s.

Et  on partage nos doutes, saupoudrés de nos inquiétudes, et on s’encourage. Je vous donne une petit exemple : en novembre, j’avais un syndrome de la page blanche si étendu que j’aurais pu skier dessus. Avec certain-e-s de la promo (quand je dis promo je parle des deux années confondues), nous avons décidé de partager nos avancements: dire combien de mots on avait écrits dans la journée (ce qui peut être stressant pour certain-e-s et stimulant pour d’autres, ce n’est pas la quantité qui compte) ou parler de si on arrivait ou pas à suivre nos objectifs. Moi, bon… le nombre de mots, j’ai vite vu que c’était pas le moment pour moi, par contre j’ai pu parlé de mes blocages et j’ai reçu de la part de mes acolytes des mots d’encouragements, des témoignages de leurs propres expériences de blocage, et des propositions de « techniques » à essayer pour casser la page blanche. C’était très réconfortant, et les choses qui m’ont été proposées m’ont pour certaines été très utiles par la suite (je parlerai sûrement un jour des « techniques » ou des « méthodes » pour l’écriture, et en quoi je ne trouve pas cela stupide parce qu’en se les appropriant et en les adaptant, ça peut s’avérer une grande aide).
ALORS MERCI BEAUCOUP À ELLES ET EUX !!!

J’ai aussi quelques correspondant-e-s (en master d’écriture mais aussi en dehors) à qui j’envoie mon travail et je crois que le master m’a aidé à savoir demander comment je voulais qu’on lise mes écrits en fonction de  la phase de travail dans laquelle je suis.

Enfin pour finir sur une touche savoureuse : c’est quand même super chouette d’aller boire un thé et de manger des petites pâtisseries, de pouvoir papoter (attention, cette méthode de travail n’est pas la plus efficace) et ensuite écrire un peu, ou lire, en compagnie de personnes qu’on apprécie, pendant que la pluie vient s’écraser sur les vitres du salon de thé !

3. Écrire à l’Air du thé au Havre

 

LE TEMPS (ET SA RELATIVITÉ)
Alors là, je ne dis pas qu’on ne fait pas l’expérience de la relativité temporelle en dehors d’une école de création littéraire. Il suffit que je joue du violoncelle pis que j’aille en cours, pis que je cuisine, pis que je lise, pis que finalement je me pose devant ma feuille pour écrire pour que  je me rende bien compte que le temps, c’est de la guimauve comme celle étirée par des machines dans les fêtes foraines.
Mais quand même, le master de Création littéraire, c’était déjà pour moi l’occasion de placer l’écriture comme activité principale et problématique phare  dans ma vie, je voulais voir ce que ça faisait.
Dans mon master, le premier semestre est plutôt chargé en cours à l’université et à l’école d’art (je vous ai dit qu’on alternait entre ces deux établissements ?), et le deuxième semestre est presque vide, c’est-à-dire réservé à l’écriture de notre projet (à part 2 cours en M1 et des workshops, et un stage si on en fait un) : autant vous dire qu’on fait deux expériences du temps très différentes. Pour moi, ça a été intéressant, je me rends compte que je n’arrive pas du tout à écrire si j’ai trop de temps libre et que j’ai besoin d’avoir une ou des activités qui me motivent et me font travailler autrement pour écrire un peu plus efficacement. Autrement dit : j’ai beaucoup de mal à me lever le matin en me disant que la seule chose que je dois faire dans ma journée, c’est écrire. En même temps : d’avoir pu vivre cette situation est une très bonne chose car c’est comme ça que j’apprends à aménager mon temps.
Pour finir, il y a aussi les deadlines, pour moi ça m’aide à organiser, et me force à pousser le projet assez loin et essayer d’y mettre un point final. Après je ne vous cache pas que c’est stressant.

4. La maison familiale, j’y suis assez mobile, j’y écris dans toutes les pièces jusque dans le jardin.

 

HELP : C’EST QUOI L’OUTIL DE LA CRÉATION LITTÉRAIRE ? (désolée il n’y aura pas de réponse arrêtée à cette question)
Quand je tombe sur une personne qui me fait une tête mi-éberluée et mi-sceptique alors que je lui raconte ce que je fais cette année, pour simplifier, il m’arrive de dire qu’une école de création littéraire, c’est comme une école d’art ou de musique mais tu remplaces [art] ou [musique] par écriture créative. On me rétorque (je dirais 88 pour cent du temps) que ce n’est pas la même chose : pour la musique, il y a le solfège et toute une technique à apprendre, pour l’art, il y a pleins d’outils qu’il faut savoir maîtriser. Certes. (même si je pense qu’il faudrait aussi nuancer ces affirmations sur la musique et l’art plastique einh !)
C’est vrai qu’en terme d’outils et de techniques, pour ce qui est de la création littéraire, c’est compliqué. Pour certain-e-s, y’en a pas c’est de l’ordre du talent ou du génie. Le problème c’est que quand je me contente de mon talent et ben je fais toujours la même chose et après je me sens comme quand je m’assois dans un fauteuil qui s’affaisse et duquel je ne peux plus sortir, même en m’appuyant très fort sur les accoudoirs.
Je suis plutôt d’avis qu’il y a beaucoup d’outils et de techniques (de trucs d’écrivain-e-s) : il y en a qui écrivent avec un tournevis, d’autres un serre-joints ou de la colle, et d’autres prennent le marteau et cassent tout pour faire des débris de littérature à souffler. Trêve de métaphore. J’aimerais vous parler d’une autre école (dans laquelle j’irais, pas dans ma vie prochaine parce que j’ai prévu d’être un chat, mais dans la suivante) : l’école nationale des arts de la marionnette de Charleville-Mézière (vous vous dites : mais quel est le rapport ? -patience-). Si vous regardez des vidéos sur l’école, vous voyez les images d’un grand atelier (l’Atelier de mes rêves) où chacun-e des étudiant-e-s a son bout de table, et chaque table est un monde à lui : des marionnettes en cours de construction faites en mousse, ou en bois, ou en scotch, ou en carton… Bref, avec tous les matériaux et les techniques disponibles, iels expérimentent et trouvent ce qui leur parle pour telle ou telle création.
Pour moi, il est là le lien : en master de création littéraire on peut aussi mettre la main à la pâte (ou à l’encre, ou au clavier d’ordi, enfin vous voyez l’idée). Et quelques fois, quelqu’un-e arrive et te dit qu’il ou elle  relit ses textes en les beuglant dans sa salle de bain (à titre d’exemple), et puis toi, tu peux essayer l’outil « lire-à-haute-voix-dans-la-salle-de-bain » ou juste « lire-à-haute-voix » ou l’adapter en « lire-à-haute-voix-en-marchant ».

J’ai eu du mal à me prendre en main cette année dans la formation, mais je pense vraiment que c’est un moyen possible (pas le seul au monde heureusement, mais un parmi d’autres) pour mieux connaître notre fonctionnement pour écrire, s’approprier des méthodes (ou des trucs) et traverser ses propres difficultés.

5. L’atelier du master (je précise que je n’ai jamais écris sur cette table haute en bois)

Je ferai d’autres billet de blog sur certain-e-s outils  pour écrire (j’aime bien dire outil parce que ça me donne l’impression d’être une artisane), parce que sinon cet article va être plus long que la route qui traverse le Chili du Nord au Sud.
Mais je vais quand même vous récapituler quelques choses qui, je crois, m’ont bien fait changer dans mon rapport à la création littéraire.

ÊTRE SUIVIE :
Dans notre master de création littéraire, nous avons un projet d’écriture (roman, nouvelles, poésie, essai, formes hybrides, et autres) à mener à bien pour le diplôme. Pour ce projet, nous avons un-e référent-e (que l’on choisit, et qui nous choisit un peu comme un-e directeur-ctrice de mémoire), qui nous accompagne, nous conseille, nous suit. La danseuse de bal que je suis (du verbe être) aime bien dire que ma référente me suit (du verbe suivre).
C’est-à-dire que c’est moi qui guide la danse : je choisi ce que je veux écrire mais discuter avec le ou la référent-e me permet d’être aiguillée, reprendre équilibre. Le ou la référent-e lit nos textes et les commente, il ou elle nous écoute, nous conseille parfois des lectures qui peuvent nous nourrir, émet des critiques (qu’on arrive plus ou moins à assimiler, ou qu’on comprend trois ans plus tard), et nous encourage (« aller, quand on tombe il faut se relever »).
Cette relation n’est pas toujours facile à établir je trouve, ç
a a peut-être pas l’air comme ça mais ça me semble très important d’apprendre à gérer les critiques et faire notre tambouille de manière constructive. C’est pas évident de faire la balance entre ce qui nous est dit et ce qu’on veut défendre.

Outre le ou la référent-e de projet, il y a d’autres professeur-e-s que nous pouvons solliciter, et /ou qui nous apportent aussi de la nourriture.
Pour vous donner quelques exemples : j’ai eu l’occasion de faire des workshops liés au son avec Emmanuel Lalande au studio PiedNu. Ceci m’a apporté des fortes envies de créations sonores, ainsi que la possibilité d’explorer de nouvelles choses telles que jouer du violoncelle pour accompagner une lecture (en étant sonorisée de manière à aller dans certains nuances et jouer avec le micro) ou apprendre à utiliser un revox  (magnétophone à bande).
J’ai aussi suivi un cours de théorie littéraire où nous devions lire un ouvrage de théorie en lien avec notre projet, ça nous permet de développer une réflexion sur notre travail de création.

STRUCTURE, COMPOSITION OU PELOTE DE LAINE
Là aussi je pense que j’approfondirai la question autre part mais j’en fait quand même allusion.
À l’école, il y a plusieurs écoles (comme les poupées russes): entre celles et ceux qui font des plans avant d’écrire, celles et ceux qui ont un mode d’écriture plus automatique ou spontané, celles et ceux qui écrivent beaucoup puis élaguent et celles et ceux qui brainstorment ou font des recherches avant d’écrire; il y a l’embarras du choix.
Bref, chaque mode d’écrire a ses bons côtés et ses mauvais côtés, c’est à chacun-e qu’il revient d’aller où ça convient le mieux.
Mais une chose à laquelle je crois fortement c’est que la manière dont on s’y prend influence ce qui en ressort, alors ça peut être utile, notamment quand on ne sait pas encore très bien ce qui nous correspond, d’avoir conscience de ces possibilités et d’oser essayer pour voir ce qui marche ou pas avec ce qu’on est.
On fait aussi notre cuisine en fonction du projet, d’où l’avantage de ne pas juger trop vite certains outils.
Pour donner un exemple : j’ai travaillé cette année sur un projet autour du personnage d’une marionnettiste. J’étais un peu perdue, je ne savais pas trop ce que je voulais raconter avec ce personnage, où la faire aller et surtout comment m’y prendre. J’étais partagée entre une envie de construire une intrigue et me laisser aller au fil de l’écriture. Finalement, je me suis rendue compte au fur et à mesure de mon travail que je composais, un peu comme de la musique,  en regroupant mes textes dans des mouvements qui ont une dynamique différente. Je reprenais des éléments déjà apparus auparavant dans mon texte, qui revenaient avec des variations plus tard. C’est là-dessus que je me suis basée pour avancer, même si ces répétitions-variations ont pu devenir plus anecdotiques alors qu’une intrigue a fini par prendre forme.

L’UNIVERSITÉ ET L’ÉCOLE DE DESIGN GRAPHIQUE ET D’ART
Notre master au Havre comporte des cours à l’université (de littérature, d’écriture et de langues étrangères) et des cours à l’Esadhar (école de design graphique et d’art), ce n’est pas le cas de tous les master de création littéraire en France qui ont chacun leurs spécificités. On a donc des professeur-e-s chercheur-e-s et chercheuses à l’université, des écrivain-e-s qui nous donnent des ateliers d’écritures et des workshops (et on est parfois hyper en adéquation et parfois hyper frustré-e-s), l’accès aux ateliers de l’école (son, reliure, sérigraphie, bois, PAO…) et un atelier pour nous, « les créa ».
Petit exemple : une étudiante du master fait de l’auto-édition, elle a appris à relier ses écrits. Elle m’a initié à un type de reliure (merci beaucoup à elle). J’ai une amie qui fait de la reliure au Chili, et c’est cher d’avoir tout le matériel chez soi et d’acquérir un savoir-faire, ici l’accès à ces ressources est facilité.

Bien-sûr tout n’est pas intéressant pour tout le monde.

J’ajouterais qu’au courant de l’année, nous avons pu rencontrer plusieurs professionnels du livre (auteur-e-s, libraire, éditeurs, responsables d’archives, le directeur du CNL…), ce qui nous donne la possibilité d’en apprendre un peu plus sur les chaînes (ou les cercles, comme vous voulez) dans lesquelles s’inscrivent ou peuvent s’inscrire les auteur-e-s. Et on a la possibilité de faire des stages, si l’on souhaite connaître un peu mieux certains domaines (auprès de radios, maison d’éditions, institutions culturelles ou autre).
Cette intensité de problématiques que nous avons abordé cette année a été déstabilisante pour moi, j’ai fini par me sentir un peu perdue par toutes ces directions proposées mais après décantation, je pourrai faire mon bonhomme de chemin avec certains de ces bagages.

6. En bus (sur un pont).
7. En train.
8. Un jour aussi : sur un bateau !

SI J’AVAIS SU, J’AURAIS PAS VENU ? ben en fait si, j’serais quand même venue. 
Alors, écrire ça s’apprend ? j’espère qu’après ce retour d’expérience vous êtes un peu plus convaincu-e-s. Écrire, ça s’apprend… pas que dans un master de création littéraire (mais pour moi c’est un moyen d’entrer dans cet apprentissage)… Écrire…ne s’arrête pas au master de master de création littéraire non plus… et ne s’apprend pas de manière unique.

Dans ce billet de blog, je vous fait un bilan qui me semble assez  positif, mais je ne vous cache pas que j’ai eu plusieurs crises au courant de cette année : j’ai même hésité à arrêter. Finalement, j’ai fait le choix de poursuivre cet apprentissage inhabituel pour moi, en deuxième année. (je ne voudrais pas vous, et me gâcher le plaisir de faire un nouveau billet extrêmement long l’an prochain pour vous dire mes doutes, mes joies et mes peines).
J’ai aussi beaucoup de choses à redire sur ce master : des frustrations, des choses pour lesquelles je ne suis pas en adéquation… mais j’ai décidé d’accepter que ça fasse partie, aussi, de l’expérience.
On ne peux pas vraiment savoir ce qui peut ressortir de cette aventure à l’avance, et malgré les failles je suis quand même contente d’y être venue. Ces formations en création littéraire ne sont pas faites pour tous le monde, et on a pas toujours la disponibilité pour s’y adapter.
Ce n’est pas grave (je crois) : pour écrire, et apprendre à écrire pour celles et ceux qui ne pondent pas des œuvres comme  les poules des œufs, il n’y a pas qu’un seul chemin !
(sky so vast is the sky ! (« Dindi », chanson de Jobim))

Sur ces bonnes paroles, je vais vous laisser. Pardonnez-moi pour mon incapacité à faire court et succinct !
Je suis sûre que j’ai oublié de vous dire des trucs mais ça attendra une prochaine fois.
N’hésitez pas à réagir, en particulier si vous avez envie de parler sur vos expériences et de vos pratiques d’écriture (que vous soyez en master de création littéraire ou pas, il y a pas de piédestal pour celui qui est en Creative writting hein !).

Recevez mes sincères salutations,  bien à vous, cordialement !

9. Alala ! Écrire les fesses sur les galets, à la plage !

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